Comment amortir un bien immobilier en location meublée ? L’amortissement d’un bien immobilier en location meublée est une méthode qui permet d’identifier éventuellement la dépréciation de certains actifs. Voici pourquoi et comment amortir votre meublé. Mis à jour : juin 2026 Qu’est-ce que l’amortissement ? Une définition de l’amortissement immobilière C’est le constat comptable d’une éventuelle dépréciation de plusieurs éléments d’actifs immobiliers qui résultent soit de l’obsolescence, soit de l’usure.Afin de comprendre clairement, les amortissements sont à proprement parler des charges qui ne sont pas décaissées, c’est-à-dire des charges qui n’entrainent pas de sortie de trésorerie. Les avantages de l’amortissement en meublé Possédant un numéro SIRET, votre chiffre d’affaires peut être déduit des amortissements comptables.Ces amortissements sont déduits fiscalement après déduction des recettes de tous les frais en lien avec votre activité : primes d’assurance, charges de copropriété, taxe foncière, intérêts de crédit, etc.Si le compte d’exploitation est en déficit, les amortissements sont mis en réserve.Si, au contraire, le compte s’avère bénéficiaire, on utilise les amortissements pour réduire l’impact fiscal, voire l’annuler. Gérez ça en 1 clic avec Brik Brik calcule automatiquement vos revenus fonciers et prépare votre déclaration 2044. Découvrir Pré-comptabilité automatisée → Comment calculer l’amortissement locatif ? L’amortissement de la location meublée s’effectue sur la valeur d’achat du logement majorée des frais liés à l’acquisition ou à sa valeur vénale.On ajoute ensuite le montant des travaux et celui du mobilier.On utilise alors l’amortissement par composant.Attention, car tous les composants d’un bien ne subissent pas l’amortissement de la même manière. Chacun a un taux et une durée d’usure différents :• Toiture : 25 ans ;• Gros œuvre : 75 ans• Terrain : non amortissable ;• Aménagements intérieurs : 12 ans ;• Installation électrique : 30 ans ;• Étanchéité : 25 ans.Selon les caractéristiques du logement, l’application des pourcentages de ventilation par composant doit être scrupuleusement respectueuse de la loi. Faire appel à un comptable spécialisé dans la fiscalité en meublé ou utiliser un logiciel de comptabilisé spécifique évite de nombreuses erreurs. Questions fréquentes Quand déclarer ses revenus fonciers ? Chaque année, en mai-juin, via votre déclaration de revenus. Les revenus fonciers se reportent en formulaire 2044 (régime réel) ou directement sur la 2042 (micro-foncier, si vos loyers annuels bruts sont inférieurs à 15 000 €). Les dates précises sont publiées par l'administration fiscale. Quels frais sont déductibles des revenus fonciers ? Au régime réel : intérêts d'emprunt, primes d'assurance (PNO, GLI), taxe foncière (hors taxe d'enlèvement des ordures ménagères refacturée), travaux d'entretien et de réparation, frais de gestion, provisions pour charges de copropriété. Les travaux d'amélioration sont déductibles, ceux de construction/agrandissement non. Faut-il choisir le régime réel ou le micro-foncier ? Le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 %, accessible si vos loyers annuels bruts sont inférieurs à 15 000 €. Le régime réel devient intéressant dès que vos charges réelles dépassent 30 % des loyers (ce qui est courant la première année avec des travaux ou des intérêts d'emprunt élevés). L'option pour le réel est irrévocable pendant 3 ans. Quelles pénalités en cas de retard ou d'oubli de déclaration ? 10 % de majoration en cas de retard sans mise en demeure, 40 % avec mise en demeure non régularisée sous 30 jours, 80 % en cas de découverte d'une activité occulte. S'ajoutent des intérêts de retard de 0,2 % par mois. Pour une omission de bonne foi, une régularisation spontanée limite la majoration. Consultez un expert-comptable en cas de doute.