Comment déclarer les intérêts d’emprunt immobilier locatif ? La plupart des investissements immobiliers locatifs sont réalisés en effectuant un crédit auprès d’une banque ou d’un organisme prêteur. Le choix de l’emprunt permet d’intégrer les intérêts d’emprunt à la liste des charges locatives déductibles. Mis à jour : juin 2026 Voici comment les déclarer. Déduction avec le régime microfoncier ou micro-bic Dans un régime forfaitaire tel que le micro foncier ou le micro-bic, un abattement forfaitaire s’applique automatiquement sur les revenus locatifs. Cela correspond à : • Une déduction forfaitaire de 30 % pour le régime microfoncier à condition que les propriétaires réalisent moins de 15 000 € de revenus fonciers par an (hors charges). • Une déduction forfaitaire de 50 % sur les revenus locatifs qui correspondent à des bénéfices industriels et commerciaux (pour une location meublée). Option valable pour les propriétaires qui réalisent moins de 72 000 € de recettes par an. Dans ces deux cas qui impliquent un régime d’imposition forfaitaire, les intérêts ne peuvent pas être déduits. Vous pouvez uniquement déduire la CSG de vos revenus fonciers. Gérez ça en 1 clic avec Brik Brik calcule automatiquement vos revenus fonciers et prépare votre déclaration 2044. Découvrir Pré-comptabilité automatisée → Déduction avec le régime réel Avec le régime au réel, vous pouvez déduire la majorité des charges concernant le logement en location. Cela s’applique automatiquement pour des revenus fonciers de plus de 15 000 € par an (hors charges) pour une location vide et pour des revenus de plus de 72 000 € (charges comprises) pour un meublé. Ici, les intérêts entrent dans le cadre des charges déductibles des revenus immobiliers locatifs. Pur une location vide, le montant de vos intérêts de crédit doit être reporté sur la ligne 250 de la déclaration de revenus 2044. Pour une location meublée, les frais qui concernent l’exploitation du bien font l’objet de baisse de la base imposable. Ces charges qui incluent les intérêts doivent être reportées sur le formulaire 2031 — SD. À noter : Les intérêts déductibles doivent concerner les éléments suivants : • La conservation du logement ; • L’achat, l’agrandissement ou la rénovation du logement ; • La réparation de la location : travaux de rénovation ; • La police d’assurance. Questions fréquentes Quand déclarer ses revenus fonciers ? Chaque année, en mai-juin, via votre déclaration de revenus. Les revenus fonciers se reportent en formulaire 2044 (régime réel) ou directement sur la 2042 (micro-foncier, si vos loyers annuels bruts sont inférieurs à 15 000 €). Les dates précises sont publiées par l'administration fiscale. Quels frais sont déductibles des revenus fonciers ? Au régime réel : intérêts d'emprunt, primes d'assurance (PNO, GLI), taxe foncière (hors taxe d'enlèvement des ordures ménagères refacturée), travaux d'entretien et de réparation, frais de gestion, provisions pour charges de copropriété. Les travaux d'amélioration sont déductibles, ceux de construction/agrandissement non. Faut-il choisir le régime réel ou le micro-foncier ? Le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 %, accessible si vos loyers annuels bruts sont inférieurs à 15 000 €. Le régime réel devient intéressant dès que vos charges réelles dépassent 30 % des loyers (ce qui est courant la première année avec des travaux ou des intérêts d'emprunt élevés). L'option pour le réel est irrévocable pendant 3 ans. Quelles pénalités en cas de retard ou d'oubli de déclaration ? 10 % de majoration en cas de retard sans mise en demeure, 40 % avec mise en demeure non régularisée sous 30 jours, 80 % en cas de découverte d'une activité occulte. S'ajoutent des intérêts de retard de 0,2 % par mois. Pour une omission de bonne foi, une régularisation spontanée limite la majoration. Consultez un expert-comptable en cas de doute.