Comment se calcule la plus-value sur un bien immobilier ? Que vous cherchiez à vendre ou à acheter un bien immobilier, une question demeure toujours en suspens, à savoir quelle est la taxation de la plus-value à venir ? Le marché de l’immobilier évolue très vite et il n’est pas impossible que les impôts perçoivent une commission sur le pactole que représente la plus-value.Comment calculer cette dernière ? Voici des éléments de réponse. Mis à jour : juin 2026 Comprendre ce qu’est une plus-value immobilière Une plus-value immobilière représente la différence positive entre le prix d’acquisition d’un bien et son prix de vente.Si certains l’appellent marge ou bénéfice, l’administration fiscale appelle cela plus-value.C’est à opposer à la moins-value qui correspond à une vente moins chère que son coût d’acquisition. Situation rare, car la tendance immobilière est souvent haussière sur le long terme. Impôts et plus-value Pour identifier la base de calcul de la plus-value immobilière, il convient de déduire l’abattement en fonction de la durée de détention du bien et d’appliquer un taux d’imposition spécifique au système de plus-value immobilière.En tant que vendeur, vous devez vous acquitter de 2 prélèvements :• L’impôt sur le revenu (taux forfaitaire) ;• Les prélèvements sociaux Gérez ça en 1 clic avec Brik Brik calcule automatiquement vos revenus fonciers et prépare votre déclaration 2044. Découvrir Pré-comptabilité automatisée → À propos des prix de vente et d’achat corrigés Pour évaluer la plus-value immobilière, on cherche d’abord à calculer la plus-value brute, c’est-à-dire de connaitre véritablement ce que le vendeur a gagné au moment de la vente.En effet, au moment de l’acquisition, un certain nombre de frais se sont ajoutés au prix d’achat, comme les frais de notaire par exempleOn va chercher à affiner ce calcul en cherchant 2 prix : • Le prix d’acquisition corrigé : taux forfaitaire de 7,5 % ou déduction des charges en lien avec l’achat du bien au réel.• Le prix de vente corrigé : réduction du prix de vente avec l’ensemble des frais obligatoires (DDT, frais d’agence, etc.). Questions fréquentes Quand déclarer ses revenus fonciers ? Chaque année, en mai-juin, via votre déclaration de revenus. Les revenus fonciers se reportent en formulaire 2044 (régime réel) ou directement sur la 2042 (micro-foncier, si vos loyers annuels bruts sont inférieurs à 15 000 €). Les dates précises sont publiées par l'administration fiscale. Quels frais sont déductibles des revenus fonciers ? Au régime réel : intérêts d'emprunt, primes d'assurance (PNO, GLI), taxe foncière (hors taxe d'enlèvement des ordures ménagères refacturée), travaux d'entretien et de réparation, frais de gestion, provisions pour charges de copropriété. Les travaux d'amélioration sont déductibles, ceux de construction/agrandissement non. Faut-il choisir le régime réel ou le micro-foncier ? Le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 %, accessible si vos loyers annuels bruts sont inférieurs à 15 000 €. Le régime réel devient intéressant dès que vos charges réelles dépassent 30 % des loyers (ce qui est courant la première année avec des travaux ou des intérêts d'emprunt élevés). L'option pour le réel est irrévocable pendant 3 ans. Quelles pénalités en cas de retard ou d'oubli de déclaration ? 10 % de majoration en cas de retard sans mise en demeure, 40 % avec mise en demeure non régularisée sous 30 jours, 80 % en cas de découverte d'une activité occulte. S'ajoutent des intérêts de retard de 0,2 % par mois. Pour une omission de bonne foi, une régularisation spontanée limite la majoration. Consultez un expert-comptable en cas de doute.