Comment augmenter le loyer de son locataire ? En tant que propriétaire, il vous est tout à fait possible d’augmenter le montant du loyer de votre locataire. Toutefois, cela doit rester subordonné à une raison valable sur le plan légal. Mis à jour : juin 2026 Voici quand et comment procéder à cette hausse du loyer. La réévaluation annuelle du loyer Chaque année, le propriétaire peut réévaluer le montant du loyer de ses locataires. Même si techniquement, il est possible de réaliser cette augmentation chaque année, il importe surtout que celle-ci figure dans une clause dans le contrat de bail quand la location sera conclue. La loi ALUR de 2014 indique clairement que si le propriétaire ne manifeste pas sa volonté d’augmenter le montant du loyer dans les 12 mois à venir sa date de prise d’effet, il pourra perdre le bénéfice de la cause d’indexation. De plus, pour augmenter le montant du loyer annuellement, il est indispensable de se référer à l’IRL ou Indice de Référence des loyers. Afin de connaître jusqu’à quel montant il est possible d’augmenter légalement. Augmenter le loyer entre 2 locataires Le propriétaire peut augmenter le montant du loyer entre le départ de l’ancien locataire et l’arrivée d’un nouvel occupant. L’augmentait est là aussi réglementée par l’IRL. Pour éviter tout désaccord ou tout litige avec le nouveau locataire, il est recommandé de faire figurer l’ancien montant sur le bail de location. Cela servira de preuve de sa légalité de l’augmentation. Gérez ça en 1 clic avec Brik Brik regroupe quittances, EDL, suivi des loyers et pré-comptabilité dans un seul outil. Découvrir Outils de gestion locative → Augmenter si le loyer est sous-évalué Si le montant du loyer est initialement mal évalué, c’est-à-dire s’il est trop bas, il est tout à fait possible de l’aligner sur le montant des locations similaires. L’augmentation se fait en trouvant 3 exemples de locations identiques à celle du propriétaire dans le même quartier. Il faut ensuite adresser une proposition de révision de loyer (moins de 6 mois avant la fin du bail de location) au locataire. Si ce dernier refuse ou ne donne aucune réponse, il sera contraint de quitter les lieux à l’échéance de son contrat. Questions fréquentes Quel est le délai légal de paiement d'un loyer ? Le loyer est payable à la date prévue au bail (le plus souvent le 1er du mois, parfois à terme échu). Aucun délai de grâce n'est légalement prévu : dès le lendemain de l'échéance, le loyer est techniquement en retard. En pratique, une tolérance de quelques jours est usuelle avant relance. Quelle est la procédure en cas de loyer impayé ? Étape 1 : relance amiable (téléphone, mail). Étape 2 : mise en demeure par LRAR sous 15 jours. Étape 3 : commandement de payer par huissier (déclenche un délai légal de 2 mois pour régulariser, ou 6 semaines depuis la loi du 27 juillet 2023). Étape 4 : assignation au tribunal pour résiliation du bail. La GLI (garantie loyers impayés) ou la caution Visale couvrent ces impayés. Quelles sont les obligations annuelles d'un bailleur ? Réviser le loyer une fois par an selon l'IRL (si la clause d'indexation est prévue au bail), régulariser les charges à partir des justificatifs réels, transmettre la quittance gratuitement sur demande, déclarer les revenus fonciers, vérifier la conformité du DPE (interdiction progressive des logements F et G à la location). Quels outils utiliser pour automatiser sa gestion locative ? Un logiciel de gestion locative comme Brik centralise les baux, les quittances, les états des lieux, le suivi des paiements et la pré-comptabilité. Pour les bailleurs de plus de 5 lots, l'automatisation devient un vrai gain de temps (estimé à 4-6 heures par mois). Comparez les outils gratuits et payants selon le nombre de biens et la complexité de votre patrimoine.