Comment calculer la révision d’un loyer commercial ? Au moment de la conclusion d’un bail de nature commerciale, le prix du loyer est généralement fixé librement par les deux parties en se basant sur la valeur locative des lieux. Mais on peut aussi calculer la révision de ce loyer commercial. Mis à jour : juin 2026 Le calcul du montant du loyer commercial initial Le montant du loyer commercial n’est pas réglementé et peut donc être fixé librement par les parties du contrat de location. Son évaluation repose souvent sur une valeur indicative du bien. Le prix du loyer s’exprime en euros annuels (hors taxes)/m². Ainsi, un commerce de 120 m² affiche un prix de 500 € HT correspond un loyer mensuel de 5000 € HT, soit (120 x 500)/12. À noter que le loyer d’un local commercial nu est généralement exonéré de TVA. Toutefois, le bailleur peut décider d’intégrer. La TVA en vigueur est alors de 20 %. Gérez ça en 1 clic avec Brik Brik regroupe quittances, EDL, suivi des loyers et pré-comptabilité dans un seul outil. Découvrir Outils de gestion locative → Révision du loyer commercial en cours de bail Le loyer commercial peut être révisé en cours de bail en fonction de la révision triennale. Concernant la révision triennale, cela signifie que le loyer commercial peut être révisé à la demande du propriétaire bailleur au bout de 3 ans au minimum. Mais cette modalité n’est pas automatique, c’est pourquoi elle n’est pas prévue dans le bail. Toute demande effectuée avant la période de 3 ans révolus depuis la date d’entrée en jouissance est considérée comme nulle. En outre, cette demande singulière doit être actée par un huissier. La révision triennale du loyer commercial est plafonnée, elle ne peut dépasser la variation de l’indice trimestriel de référence ou ITR : • ILC ou indice trimestriel des loyers commerciaux pour toute activité commerciale ou artisanale ; • ILAT ou indice des loyers des activités tertiaires pour les autres activités. Questions fréquentes Quel est le délai légal de paiement d'un loyer ? Le loyer est payable à la date prévue au bail (le plus souvent le 1er du mois, parfois à terme échu). Aucun délai de grâce n'est légalement prévu : dès le lendemain de l'échéance, le loyer est techniquement en retard. En pratique, une tolérance de quelques jours est usuelle avant relance. Quelle est la procédure en cas de loyer impayé ? Étape 1 : relance amiable (téléphone, mail). Étape 2 : mise en demeure par LRAR sous 15 jours. Étape 3 : commandement de payer par huissier (déclenche un délai légal de 2 mois pour régulariser, ou 6 semaines depuis la loi du 27 juillet 2023). Étape 4 : assignation au tribunal pour résiliation du bail. La GLI (garantie loyers impayés) ou la caution Visale couvrent ces impayés. Quelles sont les obligations annuelles d'un bailleur ? Réviser le loyer une fois par an selon l'IRL (si la clause d'indexation est prévue au bail), régulariser les charges à partir des justificatifs réels, transmettre la quittance gratuitement sur demande, déclarer les revenus fonciers, vérifier la conformité du DPE (interdiction progressive des logements F et G à la location). Quels outils utiliser pour automatiser sa gestion locative ? Un logiciel de gestion locative comme Brik centralise les baux, les quittances, les états des lieux, le suivi des paiements et la pré-comptabilité. Pour les bailleurs de plus de 5 lots, l'automatisation devient un vrai gain de temps (estimé à 4-6 heures par mois). Comparez les outils gratuits et payants selon le nombre de biens et la complexité de votre patrimoine.