Comment expulser locataire bruyant ?
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L'essentiel
L'expulsion d'un locataire bruyant nécessite d'abord une démarche amiable, par lettre simple ou recommandée avec accusé de réception. Si les troubles du voisinage persistent, le propriétaire doit assigner le locataire devant le tribunal d'instance par acte d'huissier. Le tribunal constate la gravité des faits et peut décider la résiliation immédiate du bail.
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L'expulsion d'un locataire pour nuisances sonores repose sur la notion de trouble anormal de voisinage et sur l'obligation du bailleur de veiller à la jouissance paisible des lieux. En vertu de l'article 6-1 de la loi du 6 juillet 1989, le propriétaire est légalement tenu d'agir dès qu'il est informé par le voisinage des nuisances causées par son occupant, sous peine de voir sa propre responsabilité engagée. Lorsque les démarches amiables n'aboutissent pas, le bailleur peut obtenir la résiliation du bail et l'expulsion du locataire devant le tribunal judiciaire en apportant la preuve matérielle et la répétition de ces troubles.
Pour sécuriser cette démarche rigoureuse, la constitution d'un dossier solide est indispensable : courriers de réclamation des voisins, attestation de témoins, main-courante ou constats rédigés par un commissaire de justice. De la mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception à l'assignation au tribunal, le strict respect des étapes légales assure la protection des droits du propriétaire et le rétablissement de la tranquillité de l'immeuble.
Comment expulser locataire bruyant ?
Les troubles du voisinage constituent une raison valable et légitime d’engager des démarches envers le locataire en cause. Car si rien n’est fait, c’est la responsabilité du propriétaire qui sera engagée.
Voici les solutions pour expulser un locataire bruyant.
Nuisances sonores et responsabilité
De nombreux locataires estiment qu’ils peuvent faire du bruit la journée et non la nuit.
Mais la réalité est différente. En effet, des bruits incessants de talons sur un parquet, un locataire qui joue d’un instrument, qui chante ou qui crie pendant des heures sont aussi de sources de nuisances sonores pour les voisins.
Et si le bruit devient répétitif, s’il s’intensifie, ou s’il dure dans le temps, il est tout à fait légitime de la part du voisinage de se plaindre.
Comme le locataire est l’auteur de ces bruits, il devient par conséquent le 1er responsable.
Habituellement, les voisins s’adressent directement au locataire concerné pour lui faire stopper ses nuisances.
Et si le locataire persiste dans ses nuisances, les voisins sont en droit de tourner vers le propriétaire pour intervenir.
C’est en effet au propriétaire d’assurer un logement paisible et décent à son locataire.
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La première démarche est d’effectuer un geste à l’amiable.
Le propriétaire doit user de tous les moyens possibles pour faire cesser les troubles du voisinage à cause du bruit.
Ainsi, parler immédiatement au locataire devient une obligation. Le propriétaire doit l’inciter à revenir à une norme acceptable en assurant une vie paisible à ses voisins.
Cela peut se faire par une lettre simple ou un courrier en recommandé avec accusé de réception afin de fournir une preuve d’une action concrète.
La 2nde démarche et la résiliation du bail si le trouble du voisinage persiste.
Il est alors possible d’assigner le locataire devant le tribunal judiciaire par acte de commissaire de justice. Le tribunal judiciaire constate alors la gravité des faits et peut décider de la résiliation immédiate du bail de location et donc de l’expulsion du locataire mis en cause.
Questions fréquentes
Quel est le délai légal de paiement d'un loyer ?
Le loyer est payable à la date prévue au bail (le plus souvent le 1er du mois, parfois à terme échu). Aucun délai de grâce n'est légalement prévu : dès le lendemain de l'échéance, le loyer est techniquement en retard. En pratique, une tolérance de quelques jours est usuelle avant relance.
Quelle est la procédure en cas de loyer impayé ?
Étape 1 : relance amiable (téléphone, mail). Étape 2 : mise en demeure par LRAR sous 15 jours. Étape 3 : commandement de payer par commissaire de justice (déclenche un délai légal de 2 mois pour régulariser, ou 6 semaines depuis la loi du 27 juillet 2023). Étape 4 : assignation au tribunal pour résiliation du bail. La GLI (garantie loyers impayés) ou la caution Visale couvrent ces impayés.
Quelles sont les obligations annuelles d'un bailleur ?
Réviser le loyer une fois par an selon l'IRL (si la clause d'indexation est prévue au bail), régulariser les charges à partir des justificatifs réels, transmettre la quittance gratuitement sur demande, déclarer les revenus fonciers, vérifier la conformité du DPE (interdiction de location des logements G depuis 2025, F à partir de 2028).
Quels outils utiliser pour automatiser sa gestion locative ?
Un logiciel de gestion locative comme Brik centralise les baux, les quittances, les états des lieux, le suivi des paiements et la pré-comptabilité. Pour les bailleurs de plus de 5 lots, l'automatisation devient un vrai gain de temps (estimé à 4-6 heures par mois). Comparez les outils gratuits et payants selon le nombre de biens et la complexité de votre patrimoine.