Comment expulser locataire bruyant ? Les troubles du voisinage constituent une raison valable et légitime d’engager des démarches envers le locataire en cause. Car si rien n’est fait, c’est la responsabilité du propriétaire qui sera engagée. Mis à jour : juin 2026 Voici les solutions pour expulser un locataire bruyant. Nuisances sonores et responsabilité De nombreux locataires estiment qu’ils peuvent faire du bruit la journée et non la nuit. Mais la réalité est différente. En effet, des bruits incessants de talons sur un parquet, un locataire qui joue d’un instrument, qui chante ou qui crie pendant des heures sont aussi de sources de nuisances sonores pour les voisins. Et si le bruit devient répétitif, s’il s’intensifie, ou s’il dure dans le temps, il est tout à fait légitime de la part du voisinage de se plaindre. Comme le locataire est l’auteur de ces bruits, il devient par conséquent le 1er responsable. Habituellement, les voisins s’adressent directement au locataire concerné pour lui faire stopper ses nuisances. Et si le locataire persiste dans ses nuisances, les voisins sont en droit de tourner vers le propriétaire pour intervenir. C’est en effet au propriétaire d’assurer un logement paisible et décent à son locataire. Gérez ça en 1 clic avec Brik Brik regroupe quittances, EDL, suivi des loyers et pré-comptabilité dans un seul outil. Découvrir Outils de gestion locative → Les démarches pour expulser un locataire bruyant La première démarche est d’effectuer un geste à l’amiable. Le propriétaire doit user de tous les moyens possibles pour faire cesser les troubles du voisinage à cause du bruit. Ainsi, parler immédiatement au locataire devient une obligation. Le propriétaire doit l’inciter à revenir à une norme acceptable en assurant une vie paisible à ses voisins. Cela peut se faire par une lettre simple ou un courrier en recommandé avec accusé de réception afin de fournir une preuve d’une action concrète. La 2nde démarche et la résiliation du bail si le trouble du voisinage persiste. Il est alors possible d’assigner le locataire devant un tribunal d’instance par acte d’huissier. Le tribunal d’instance constate alors la gravité des faits et peut décider de la résiliation immédiate du bail de location et donc de l’expulsion du locataire mis en cause. Questions fréquentes Quel est le délai légal de paiement d'un loyer ? Le loyer est payable à la date prévue au bail (le plus souvent le 1er du mois, parfois à terme échu). Aucun délai de grâce n'est légalement prévu : dès le lendemain de l'échéance, le loyer est techniquement en retard. En pratique, une tolérance de quelques jours est usuelle avant relance. Quelle est la procédure en cas de loyer impayé ? Étape 1 : relance amiable (téléphone, mail). Étape 2 : mise en demeure par LRAR sous 15 jours. Étape 3 : commandement de payer par huissier (déclenche un délai légal de 2 mois pour régulariser, ou 6 semaines depuis la loi du 27 juillet 2023). Étape 4 : assignation au tribunal pour résiliation du bail. La GLI (garantie loyers impayés) ou la caution Visale couvrent ces impayés. Quelles sont les obligations annuelles d'un bailleur ? Réviser le loyer une fois par an selon l'IRL (si la clause d'indexation est prévue au bail), régulariser les charges à partir des justificatifs réels, transmettre la quittance gratuitement sur demande, déclarer les revenus fonciers, vérifier la conformité du DPE (interdiction progressive des logements F et G à la location). Quels outils utiliser pour automatiser sa gestion locative ? Un logiciel de gestion locative comme Brik centralise les baux, les quittances, les états des lieux, le suivi des paiements et la pré-comptabilité. Pour les bailleurs de plus de 5 lots, l'automatisation devient un vrai gain de temps (estimé à 4-6 heures par mois). Comparez les outils gratuits et payants selon le nombre de biens et la complexité de votre patrimoine.