La mémoire de l’agent IA

Ce que l’agent retient d’un bien : incidents récurrents, historique des interventions, prestataires et coûts moyens — et comment le corriger.

Un gestionnaire humain qui suit un immeuble depuis cinq ans sait des choses qu’aucun formulaire ne contient : que la VMC du deuxième siffle chaque hiver, que tel plombier vient sous 24 h, qu’une reprise de peinture coûte 400 € dans ce bâtiment. La mémoire de l’agent IA est la version consultable de ce savoir. Cet article explique ce qu’elle contient, d’où elle vient et comment la corriger.

Mis à jour : août 2026

En bref : Agent IA → Mémoire (bouton en haut à droite de la conversation), ou app.brik.com/owner/agent/communication/memory. Un sélecteur Bien en tête d’écran choisit le logement observé.

Pas à pas

  1. Ouvrez une conversation avec l'Agent IA, puis cliquez sur Mémoire (bouton en haut à droite) — ou allez sur app.brik.com/owner/agent/communication/memory.
  2. En tête d'écran, utilisez le sélecteur Bien pour choisir le logement dont vous voulez consulter la mémoire.
  3. Lisez les Incidents récurrents : c'est ce qui revient, donc ce qu'il faut traiter à la racine plutôt que réparer à chaque fois.
  4. Comparez les Coûts moyens constatés avant d'accepter un devis sur ce bien.
  5. Consultez les Prestataires déjà intervenus avant d'en chercher un nouveau.
  6. Ouvrez l'Historique pour retrouver le détail des événements clôturés.
  7. Retenez que cette mémoire alimente les réponses de l'agent : mieux vos événements sont clôturés et documentés, plus ses suggestions sont justes.

Les quatre blocs de la mémoire

Chaque bloc affiche sa date de dernière mise à jour. Les compteurs à trois horizons ne sont pas un luxe : « 7 fois au total, dont 4 sur 12 mois et 2 sur 90 jours » décrit un problème qui s’aggrave ; « 7 fois au total, 0 sur 12 mois » décrit un problème réglé.

D’où vient cette mémoire

Elle se construit à partir de vos événements clôturés : leur nature, leur corps de métier, leur niveau d’urgence, leur prestataire et leurs dépenses réelles. Trois conséquences pratiques :

Corriger la mémoire

Les quatre blocs sont éditables directement, au format JSON : Incidents récurrents (JSON), Historique (JSON), Prestataires (JSON) et Coûts moyens (JSON). C’est une porte de sortie technique, réservée aux corrections que le flux normal ne permet pas — un prestataire mal orthographié répété vingt fois, par exemple.

Dans l’immense majorité des cas, la bonne correction ne passe pas par là : elle consiste à corriger l’événement source, puis à laisser la mémoire se reconstruire. Si la structure JSON vous est étrangère, ne modifiez rien ici et écrivez au support.

Un exemple chiffré

Un T3 de 1974, chauffé par une chaudière individuelle de 2011. La mémoire affiche : incidents récurrents « panne de chauffage — 6 fois au total, dont 4 sur 12 mois, 2 sur 90 jours, urgence max U1 » ; coûts moyens 210 € par intervention ; prestataire Chauffage Ternois, note 4,6 sur 5 avis.

La lecture est nette : 4 interventions en douze mois à 210 € font 840 € par an, sur un appareil de 14 ans dont la durée de vie renseignée est de 15. Un remplacement à 3 500 € s’amortit en un peu plus de quatre ans de réparations, sans compter le risque d’une panne en plein hiver. C’est exactement l’arbitrage que la mémoire est faite pour éclairer — et que personne ne fait de tête.

Mémoire de l’agent et mémoire du bien

Deux écrans voisins, deux usages : la mémoire du bien, dans le module Événements, est une synthèse orientée décision (ce qui revient, fourchettes de coûts, équipements à arbitrer). La mémoire de l’agent, ici, est le contexte que l’assistant mobilise quand vous lui parlez de ce logement. Elles s’appuient sur la même matière : vos événements clôturés.

Confidentialité

La mémoire est propre à votre compte et à vos biens. Elle n’est ni partagée entre bailleurs, ni utilisée pour établir des tarifs de marché : ce sont des constats sur vos logements.

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Questions fréquentes

Ma mémoire est vide alors que j’ai eu des interventions.

Vérifiez que les événements correspondants sont bien clôturés, que leur nature et leur corps de métier sont renseignés, et que les dépenses réelles ont été saisies. Ce sont les trois sources.

Dois-je modifier le JSON ?

Sauf cas particulier, non. Corrigez l’événement d’origine : c’est plus sûr et cela reste cohérent avec le reste de l’application. L’édition directe est une porte de sortie, pas la voie normale.

Combien de temps la mémoire remonte-t-elle ?

Les compteurs distinguent le total, les 12 derniers mois et les 90 derniers jours. C’est cette lecture croisée qui indique si un problème s’aggrave ou s’éteint.

La mémoire influence-t-elle les réponses de l’agent ?

C’est son objet : elle lui donne le contexte du bien. Un logement qui a déjà connu quatre pannes de chauffage en un an n’appelle pas la même réponse qu’un logement neuf.

Un doublon peut-il fausser les récurrences ?

Oui, et c’est le principal risque en colocation. Clôturez les doublons avec le motif Doublon plutôt que de les laisser vivre : la mémoire les compterait comme des occurrences distinctes.

Puis-je effacer la mémoire d’un bien ?

Les blocs sont éditables : vider un bloc revient à repartir de zéro sur cet axe. Les événements d’origine, eux, restent intacts.

Les coûts affichés sont-ils des tarifs de référence ?

Non : ce sont des constats sur ce bien précis. Un studio parisien et une maison en périphérie n’ont pas les mêmes coûts d’intervention.

La mémoire est-elle visible par mon locataire ?

Non. C’est un écran de l’espace propriétaire ; l’espace locataire n’y a pas accès.


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