État des lieux de sortie : comparer avec l'entrée
Repartez de l'état des lieux d'entrée, comparez pièce par pièce, distinguez vétusté et dégradation, et chiffrez des retenues solides.
Mis à jour : juillet 2026
En résumé
L'état des lieux de sortie se construit par comparaison directe avec celui d'entrée : seule la différence entre les deux documents peut justifier une retenue sur le dépôt de garantie. Brik reprend automatiquement l'état des lieux d'entrée comme base, affiche l'état initial de chaque élément pendant la visite et vous aide à distinguer l'usure normale, à votre charge, de la dégradation imputable au locataire.
Étapes
- Générez l'état des lieux de sortie depuis celui d'entrée : dans le module d'état des lieux, la trame reprend les pièces, équipements et descriptions constatés à l'entrée.
- Parcourez le logement pièce par pièce : pour chaque élément, l'état d'entrée s'affiche et vous constatez l'état de sortie en regard. Notez précisément toute différence (trou, tache, brûlure, équipement manquant ou cassé).
- Photographiez chaque différence sous le même angle que la photo d'entrée quand c'est possible : la comparaison visuelle est votre meilleure preuve.
- Relevez les compteurs de sortie et récupérez l'ensemble des clés et badges listés à l'entrée.
- Qualifiez chaque écart : usure normale liée au temps et à un usage conforme (peintures ternies, moquette usée par le passage) ou dégradation (trou dans une porte, vitre cassée, moisissures par défaut d'aération).
- Chiffrez les retenues éventuelles sur la base de devis ou de factures, en appliquant un abattement de vétusté, puis faites signer le document et remettez un exemplaire au locataire.
Usure normale ou dégradation : la grille de vétusté
La vétusté est l'usure résultant du temps ou de l'usage normal du logement : elle reste à la charge du bailleur. La loi ALUR permet d'annexer au bail une grille de vétusté choisie parmi celles issues d'accords collectifs de location : elle fixe, pour chaque matériau ou équipement, une durée de vie théorique et un abattement annuel. Exemple courant : une peinture amortie sur 7 à 10 ans ne peut être refacturée à neuf à un locataire présent 6 ans ; seule la part résiduelle, après abattement, peut être retenue en cas de dégradation avérée.
Restitution du dépôt de garantie : les délais à respecter
L'article 22 de la loi du 6 juillet 1989 encadre strictement la restitution : 1 mois après la remise des clés si l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée, 2 mois si des retenues sont pratiquées, justificatifs à l'appui (devis, factures, constats). En copropriété, vous pouvez conserver jusqu'à 20 % du dépôt dans l'attente de l'arrêté annuel des comptes de charges. Tout retard vous expose à une majoration de 10 % du loyer mensuel hors charges par mois de retard commencé.
Articles liés : Réaliser un état des lieux d'entrée numérique, Photos et relevés de compteurs dans l'état des lieux.
Questions fréquentes
Puis-je retenir le coût d'une remise en peinture complète ?
Uniquement si les peintures sont dégradées au-delà de l'usure normale, et après application d'un abattement de vétusté tenant compte de leur âge et de la durée d'occupation. Une peinture simplement défraîchie reste à votre charge.
Quels justificatifs fournir pour une retenue sur le dépôt de garantie ?
Des devis ou factures chiffrant les réparations, appuyés par la comparaison des deux états des lieux et les photos. Un décompte précis, ligne par ligne, doit être transmis au locataire avec la restitution du solde.
Que se passe-t-il si je restitue le dépôt de garantie en retard ?
Le dépôt restant dû est majoré de 10 % du loyer mensuel hors charges pour chaque mois de retard commencé, sauf si le locataire n'a pas communiqué sa nouvelle adresse. Respectez donc scrupuleusement les délais de 1 ou 2 mois.