Gérer les incidents et demandes de travaux

De la fuite signalée à la facture archivée : qualifiez l'urgence, déterminez qui paie et suivez l'intervention jusqu'à la résolution.

Mis à jour : juillet 2026

En résumé

Quand un locataire signale une fuite, une panne ou une dégradation, trois questions se posent : est-ce urgent, qui doit payer, et qui intervient ? Brik structure ce traitement sous forme de tickets rattachés au bien et au bail : le signalement, les échanges, le passage de l'artisan et la facture restent dans un même fil, consultable des années plus tard.

Étapes

  1. Réceptionnez le signalement : le locataire décrit l'incident et joint des photos. L'agent IA de relation locataire peut collecter les premières informations utiles (localisation, ancienneté, photos) et vous alerter.
  2. Qualifiez l'urgence : une fuite active, une panne de chauffage en hiver ou un problème de sécurité se traitent en heures ; un joint fatigué ou un volet grippé peuvent attendre une intervention planifiée.
  3. Déterminez qui paie : l'entretien courant et les menues réparations relèvent du locataire, au titre des réparations locatives listées par le décret n° 87-712 du 26 août 1987 ; les grosses réparations, la vétusté et les vices de construction relèvent du bailleur.
  4. Créez le ticket rattaché au bien et au bail, avec la description, les photos et le niveau d'urgence : c'est le fil unique de l'incident.
  5. Faites intervenir un artisan : demandez un devis si l'ampleur le justifie, puis mettez l'artisan et le locataire en relation pour planifier le passage. Consignez le créneau convenu dans le ticket.
  6. Clôturez et archivez : une fois l'intervention réalisée, confirmez la résolution avec le locataire, attachez la facture au ticket et affectez la dépense au bien pour votre comptabilité.

Qui paie quoi : le partage bailleur / locataire

La ligne de partage est posée par la loi du 6 juillet 1989 : le bailleur doit délivrer un logement décent et en bon état de réparation, et assumer toutes les réparations autres que locatives (article 6) ; le locataire prend en charge l'entretien courant et les menues réparations (article 7), dont le décret n° 87-712 dresse la liste indicative : joints, entretien de la chaudière, remplacement d'une vitre cassée par lui, débouchage courant. Deux nuances importantes : une réparation normalement locative repasse à la charge du bailleur si elle résulte de la vétusté ou d'une malfaçon, et une dégradation causée par le locataire lui incombe même si la réparation est importante.

Pourquoi l'historique par bien vaut de l'or

Conserver chaque incident dans l'historique du bien vous sert au quotidien de la gestion locative : suivre un équipement qui tombe en panne à répétition, prouver votre réactivité si le locataire invoque un manquement à vos obligations, justifier une retenue au départ du locataire, ou documenter l'entretien du bien lors d'une revente.

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Questions fréquentes

Le locataire peut-il faire réaliser les travaux et me facturer ?

Pas sans votre accord, sauf urgence réelle après vous avoir prévenu sans succès. Le bon réflexe est le signalement via le ticket : vous gardez la main sur le choix de l'artisan et le coût de l'intervention.

Qui paie la panne de la chaudière ?

L'entretien annuel et les menues réparations sont à la charge du locataire ; le remplacement de la chaudière ou une panne liée à la vétusté relèvent du bailleur. Le carnet d'entretien archivé dans le ticket aide à trancher.

Dans quel délai dois-je traiter un incident urgent ?

Aucun texte ne fixe de délai chiffré, mais l'obligation d'assurer la jouissance paisible et la décence du logement impose d'agir sans délai pour tout ce qui touche à la sécurité, au chauffage ou à l'eau. Documentez chaque action dans le ticket.