Comment générer un export comptable ?
Générez un export comptable propre depuis Brik : ce qu'il contient, comment préparer vos tâches avant de l'éditer, ce que votre expert-comptable en fait et la différence avec le FEC.
L'export comptable est le point de sortie de votre pré-comptabilité : le fichier que vous transmettez à votre expert-comptable pour qu'il établisse vos comptes et vos déclarations. Cet article détaille ce qu'il contient, à quel moment le générer, comment préparer vos données pour qu'il soit exploitable du premier coup, ce que votre comptable en fait, en quoi il diffère de l'export FEC, et pourquoi il est parfois plus simple de partager un accès que d'envoyer un fichier.
Mis à jour : août 2026
En bref : ouvrez Pré-comptabilité → votre structure → Export, choisissez la période, lancez l'export puis téléchargez le fichier. L'export se fait par structure : répétez l'opération pour chacune de vos SCI. Avant de lancer quoi que ce soit, ramenez l'onglet Tâches à zéro.
Où générer l'export, étape par étape
- Depuis le menu du haut, ouvrez « Pré-comptabilité ». La liste de vos structures s'affiche : vous en nom propre, puis chacune de vos SCI ou sociétés, avec un compteur « N transactions à attribuer ».
- Cliquez sur « Voir les détails » de la structure concernée.
- Dans la barre latérale (Tâches · Transactions · Dépenses · Recettes · Dettes · Analyse financière · Bilan Patrimonial · Export), ouvrez l'onglet « Export ».
- Sélectionnez la période : l'exercice complet pour une clôture, un trimestre pour un point d'étape, un mois pour un contrôle ponctuel.
- Lancez l'export, puis téléchargez le fichier obtenu.
- Recommencez pour chaque structure : il n'y a pas d'export consolidé multi-structures, et c'est voulu — chaque structure a sa propre comptabilité et sa propre déclaration.
Ce que contient l'export
L'export reprend les écritures de la structure sur la période choisie, telles que vous les avez qualifiées dans la pré-comptabilité :
- Les transactions bancaires issues de la synchronisation : description, montant, date, banque, et surtout l'attribution que vous leur avez donnée (loyer, dépense, régularisation), y compris lorsqu'une transaction a été répartie entre plusieurs biens.
- Les dépenses saisies dans l'onglet du même nom : date, type de charge, montant TTC, niveau ou cible (structure, immeuble, lot), caractère récupérable ou non, statut Payé ou À payer.
- Les recettes : loyers encaissés, apports en compte courant d'associé, autres revenus.
- Le rattachement aux justificatifs que vous avez joints, ainsi que le marquage des pièces déclarées « Justif. perdu ».
Ce que l'export ne contient pas : les écritures d'inventaire, les amortissements, les provisions, le bilan et le compte de résultat. Ce sont des travaux d'expert-comptable, produits à partir de vos données et non par elles.
💡 Un rappel utile sur les loyers : le suivi des encaissements repose uniquement sur la synchronisation bancaire (DSP2, en lecture seule). Un loyer n'apparaît comme encaissé que parce qu'un mouvement bancaire a été attribué. Si un loyer manque à l'export, la cause est presque toujours une transaction non attribuée ou une connexion bancaire interrompue — voir Ma banque ne se synchronise plus.
Quand générer l'export ?
Le réflexe le plus répandu — exporter en avril, la veille de la déclaration — est aussi le plus coûteux : c'est le moment où il est le plus difficile de retrouver une facture de janvier de l'année précédente. Trois rythmes fonctionnent mieux :
| Moment | Période à choisir | Objectif |
|---|---|---|
| Fin de trimestre | Le trimestre écoulé | Point d'étape, détection précoce des pièces manquantes |
| Première quinzaine de janvier | Année civile close | Export de clôture, envoi à l'expert-comptable |
| Dans les 30 jours suivant la clôture d'un exercice décalé | L'exercice social | SCI ou société dont l'exercice ne suit pas l'année civile |
| À la demande | Période libre | Dossier bancaire, contrôle, cession de parts |
Pour une déclaration des revenus fonciers ou une liasse portant sur l'année civile, un export produit mi-janvier laisse à votre expert-comptable un temps de travail confortable avant les échéances du printemps.
La préparation avant export : ramener les tâches à zéro
Un export vaut exactement ce que vaut la pré-comptabilité qui l'alimente. Cinq minutes de préparation évitent trois allers-retours par mail.
1. Attribuer toutes les transactions
Ouvrez Tâches. La ligne « Transactions bancaires à attribuer » doit afficher zéro ; sinon, cliquez sur « Attribuer maintenant ». Dans l'onglet Transactions, les filtres État, Date, Justificatif et Montant permettent d'isoler rapidement ce qui reste. Quand plusieurs dizaines de lignes attendent, l'attribution en masse est plus efficace : voir Attribuer ses transactions en masse.
2. Compléter les justificatifs
La ligne « Justificatifs manquants — Dépenses » propose « Ajouter les justificatifs ». Traitez d'abord les montants les plus élevés : ce sont ceux que l'administration regarde en premier. Pour une pièce définitivement introuvable, utilisez le marquage « Justif. perdu » plutôt que de laisser la ligne en attente : votre expert-comptable saura ainsi qu'il ne doit plus la chercher et pourra décider de son traitement.
3. Contrôler la cohérence
- Les charges annuelles sont-elles toutes présentes ? Taxe foncière, appels de fonds de copropriété, assurance propriétaire non occupant, honoraires.
- La case « récupérable » est-elle correctement cochée ? Une charge récupérable comptée comme définitive fausse le résultat.
- Les apports en compte courant d'associé sont-ils bien classés en recettes d'apport, et non en loyers ?
- Les dépenses au statut « À payer » sont-elles justifiées ? Elles n'ont pas été décaissées sur l'exercice.
- Le capital restant dû de l'onglet Dettes correspond-il au décompte annuel de votre banque ?
Si vous découvrez une erreur à ce stade, corrigez-la avant l'export plutôt qu'après : voir Corriger une erreur de pré-comptabilité.
Un cas concret : la SCI Les Tilleuls
Une SCI à l'impôt sur le revenu détient trois lots dans un même immeuble. L'exercice suit l'année civile. Au 8 janvier, le gérant ouvre la pré-comptabilité et trouve : 187 transactions sur l'année, dont 14 non attribuées, et 6 justificatifs manquants.
Il traite les 14 transactions : 11 sont des loyers de novembre et décembre non rapprochés parce qu'un locataire a changé de libellé de virement, 2 sont des prélèvements d'assurance et 1 est un virement du compte personnel vers le compte de la SCI, requalifié en apport en compte courant d'associé. Il récupère ensuite cinq factures dans sa boîte mail et marque la sixième — un reçu de quincaillerie de 38 € — en « Justif. perdu ».
| Poste de l'exercice | Avant nettoyage | Après nettoyage |
|---|---|---|
| Loyers encaissés | 26 400 € | 32 000 € |
| Charges déductibles | 9 620 € | 10 480 € |
| Intérêts d'emprunt et assurance | 7 950 € | 7 950 € |
| Apport en compte courant | Classé en loyer | 2 000 € en apport |
| Résultat de l'exercice | + 8 830 € (faux) | + 13 570 € |
Sans nettoyage, l'export aurait à la fois sous-évalué les loyers de 5 600 €, oublié 860 € de charges et transformé un apport de 2 000 € en revenu imposable. Ce n'est pas un détail : la déclaration 2072 des associés en aurait été directement affectée.
À quoi sert l'export selon votre régime fiscal
| Votre situation | Déclaration concernée | Rôle de l'export |
|---|---|---|
| Location nue, micro-foncier (recettes brutes jusqu'à 15 000 €/an) | Report direct sur la 2042 | Abattement forfaitaire de 30 %, aucune charge à détailler : l'export sert de justificatif du montant des recettes et permet de vérifier si le réel serait plus avantageux. |
| Location nue au régime réel | Déclaration 2044 | Chaque charge déductible doit être justifiée : l'export récapitule recettes, charges, intérêts et travaux ligne à ligne. |
| Location meublée au réel (LMNP ou LMP) | Liasse 2031 et ses annexes | Comptabilité BIC avec amortissements : l'export fournit la matière brute à partir de laquelle l'expert-comptable établit la liasse. |
| SCI à l'impôt sur le revenu | Déclaration 2072 | Le résultat est réparti entre les associés : l'export documente recettes et charges de la société. |
| SCI ou société à l'impôt sur les sociétés | Liasse 2065 | Comptabilité commerciale obligatoire avec bilan : l'export alimente les écritures de l'exercice avant travaux d'inventaire. |
Ces règles sont celles en vigueur en 2026 ; les seuils et les formulaires évoluent, vérifiez-les sur impots.gouv.fr ou service-public.fr avant de déclarer. En toutes hypothèses, conservez vos justificatifs : l'administration dispose en principe d'un droit de reprise de trois ans après l'année d'imposition.
Ce que votre expert-comptable en fait
Brik ne remplace pas l'expert-comptable : il lui livre des données propres, datées et rattachées à un bien. Le travail qu'il effectue ensuite, et que l'export ne fait pas à sa place, comprend :
- Le contrôle de cohérence : rapprochement du solde bancaire de clôture, contrôle des soldes de comptes courants d'associés, vérification des recettes contre les baux.
- Le classement en plan comptable : vos catégories de dépenses sont traduites en comptes du plan comptable général.
- Les écritures d'inventaire : charges à payer, produits à recevoir, charges constatées d'avance, loyers courus non échus.
- Les amortissements : décomposition du bien par composants en meublé au réel ou en société à l'IS, et dotation annuelle.
- Le bilan et le compte de résultat, puis la liasse fiscale et sa télétransmission.
Plus votre export est complet, plus la part de son temps consacrée à réclamer des pièces diminue au profit du conseil. C'est là que se situe l'intérêt réel de la préparation.
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Brik regroupe tous les outils dont les bailleurs ont besoin pour gérer leur(s) bien(s).
Découvrir Outil Brik →Export comptable ou export FEC : ne pas confondre
Deux exports coexistent dans Brik, et ils ne répondent pas à la même question.
L'export comptable de la pré-comptabilité est un export de gestion : il restitue vos flux tels que vous les avez qualifiés, pour être lus par un humain et repris par un cabinet.
Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est un export réglementaire. Son format est fixé par l'arrêté du 29 juillet 2013 et il est exigible par l'administration fiscale en cas de contrôle lorsque la comptabilité est tenue au moyen de systèmes informatisés. Il suppose donc une comptabilité en partie double, avec numéros de compte, journaux, numéros d'écriture séquentiels et écritures équilibrées. Dans Brik, il se trouve dans le menu « Comptabilité », qui relève de la comptabilité légale.
| Critère | Export comptable (Pré-comptabilité) | Export FEC (Comptabilité) |
|---|---|---|
| Emplacement | Pré-comptabilité → structure → Export | Comptabilité → structure → Export FEC |
| Nature | Document de travail et de transmission | Fichier au format légal normalisé |
| Destinataire | Vous, votre expert-comptable | L'administration fiscale en cas de contrôle |
| Contenu | Transactions, dépenses, recettes, justificatifs | Écritures en partie double, journaux, comptes du PCG |
| Qui est concerné | Tout bailleur qui tient sa pré-comptabilité | Les structures tenant une comptabilité informatisée |
Le menu « Comptabilité » propose également, par structure : Comptes bancaires, Attributions en masse, Fiscalité par bien, PCG personnalisé et Immobilisations. Pour aller plus loin : Découvrir la comptabilité légale : FEC et immobilisations.
L'alternative : partager l'accès plutôt qu'un fichier
Envoyer un fichier crée une photographie figée : dès qu'une pièce arrive en retard, il faut réexporter et renvoyer. Brik permet de partager l'accès d'une structure à un collaborateur, et votre expert-comptable en fait partie.
Les avantages sont concrets :
- Il voit les données à jour en permanence, sans nouvelle demande de votre part.
- Il consulte directement les justificatifs joints au lieu de les réclamer par mail.
- Il accède au tableau d'amortissement de l'onglet Dettes, souvent nécessaire pour ventiler intérêts et capital.
- Le partage se fait structure par structure : vous ne donnez pas accès à l'ensemble de votre patrimoine si votre cabinet ne suit qu'une SCI.
L'export reste utile en complément : pour archiver l'exercice, pour un tiers qui n'a pas de compte, ou pour un dossier bancaire. Les deux approches se combinent très bien.
Les erreurs les plus fréquentes
- Exporter la mauvaise période : pour une SCI dont l'exercice est clos au 30 juin, l'année civile n'est pas la bonne borne.
- N'exporter qu'une structure sur trois : le compteur de transactions à attribuer sur la liste des structures est le meilleur garde-fou.
- Exporter avec des tâches en attente : c'est la cause numéro un des allers-retours avec le cabinet.
- Confondre apport et recette : un virement de votre compte personnel vers la SCI est un apport en compte courant d'associé, pas un revenu.
- Oublier une charge payée depuis un compte personnel : si le compte n'est pas synchronisé, la dépense doit être saisie manuellement via « + Ajouter une dépense ».
Questions fréquentes
L'export couvre-t-il toutes mes structures en une fois ?
Non, l'export se fait par structure. Vous devez répéter l'opération pour vous en nom propre puis pour chacune de vos SCI ou sociétés. C'est cohérent avec la réalité fiscale : chaque structure a sa propre déclaration et ne doit pas être mélangée avec les autres.
Puis-je exporter une période qui ne correspond pas à une année civile ?
Oui, la période est libre. C'est indispensable pour les sociétés dont l'exercice social est décalé, et pratique pour produire un point d'étape trimestriel ou répondre à une demande ponctuelle de votre banque.
Les justificatifs sont-ils inclus dans le fichier téléchargé ?
L'export restitue les écritures et leur rattachement aux justificatifs que vous avez joints. Si votre expert-comptable a besoin d'ouvrir les pièces elles-mêmes, le partage d'accès à la structure est la solution la plus simple : il les consulte directement dans Brik.
Que se passe-t-il si j'ai marqué des pièces « Justif. perdu » ?
Le marquage est conservé et visible. C'est une information utile pour votre expert-comptable, qui décidera du traitement à retenir. Une charge sans justificatif reste fragile en cas de contrôle : mieux vaut demander un duplicata au fournisseur quand c'est possible.
Faut-il exporter avant ou après avoir mis à jour les valeurs de mes biens ?
L'export porte sur les flux de l'exercice, pas sur la valorisation. L'estimation des biens alimente le Bilan Patrimonial, pas l'export. Vous pouvez donc exporter sans attendre, et mettre à jour vos valeurs séparément : voir Lire l'analyse financière et le bilan patrimonial.
Mon expert-comptable me demande un FEC, l'export comptable suffit-il ?
Non. Le FEC répond à un format normalisé par l'arrêté du 29 juillet 2013 et suppose une comptabilité en partie double. Il se génère depuis le menu « Comptabilité », dont le déploiement est progressif et dépend de votre formule. L'export de pré-comptabilité, lui, est un document de travail.
J'ai découvert une erreur après avoir envoyé l'export. Que faire ?
Corrigez la ligne dans l'onglet concerné (Transactions, Dépenses ou Recettes), puis relancez un export sur la même période et signalez à votre cabinet qu'il remplace le précédent. Tant que la déclaration n'est pas déposée, il n'y a aucune conséquence.
Combien de temps dois-je conserver mes exports ?
Alignez-vous sur les délais de conservation fiscaux et comptables. L'administration dispose en principe d'un droit de reprise de trois ans après l'année d'imposition, et les documents comptables des sociétés se conservent plus longtemps. Par prudence, archivez vos exports et vos justificatifs sur au moins dix ans ; vérifiez les durées applicables à votre situation sur service-public.fr.
Une question sur mon export : qui contacter ?
Écrivez à hello@brik.com en précisant la structure et la période concernées. Pour les questions de traitement comptable ou fiscal proprement dites, votre expert-comptable reste l'interlocuteur compétent.
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