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Guide · Gestion locative

Que faire en cas d'impayé de loyer ?

Face à un loyer impayé, la rapidité et la rigueur font la différence. La bonne démarche va de la relance amiable à la procédure judiciaire, en passant par la mise en demeure, la mobilisation de la caution, l'assurance loyers impayés (GLI) et le commandement de payer délivré par un commissaire de justice (ex-huissier). Ce guide détaille chaque étape, en restant prudent : les délais et formalités exacts dépendent de la réglementation en vigueur et de votre situation.

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Pourquoi réagir dès le premier retard ?

Plus un impayé s'installe, plus la dette s'accumule et plus la régularisation devient difficile. Un retard ponctuel se résout souvent par un simple échange ; c'est l'inaction qui transforme un retard en contentieux. Mettez en place un suivi des paiements rigoureux : repérer immédiatement un loyer manquant permet d'enclencher la relance au bon moment et de conserver une trace écrite de chaque démarche.

Brik est un logiciel de gestion locative et de pré-comptabilité : il signale les retards, automatise les avis d'échéance, les quittances et les relances, et conserve l'historique des encaissements. Brik n'est pas un service de recouvrement et ne délivre pas de conseil juridique personnalisé.

Les étapes pour gérer un impayé de loyer

1. Relancer à l'amiable

Dès le premier retard, contactez le locataire pour comprendre la situation et, si possible, convenir d'un échéancier de paiement écrit.

2. Mise en demeure (LRAR)

Si le retard persiste, adressez une mise en demeure de payer par lettre recommandée avec accusé de réception, rappelant les sommes dues.

3. Mobiliser la caution

Si le bail est assorti d'un cautionnement, informez la caution (garant) et appelez la garantie selon les termes de l'acte.

4. Déclarer à l'assurance GLI

Si vous avez une assurance loyers impayés (GLI), déclarez le sinistre dans les délais et conditions prévus par votre contrat.

5. Commandement de payer

Faites délivrer par un commissaire de justice (ex-huissier) un commandement de payer visant la clause résolutoire du bail.

6. Saisir le juge

Sans régularisation, le bailleur peut saisir le juge compétent pour faire constater la résiliation du bail et obtenir un titre exécutoire.

1. La relance amiable et l'échéancier

Dès le premier retard, prenez contact avec le locataire (appel, message, e-mail) pour comprendre l'origine du problème. Un échéancier de paiement écrit, signé des deux parties, permet souvent d'apurer la dette sans contentieux. Conservez la trace de chaque échange : ces éléments seront utiles si la situation se durcit.

2. La mise en demeure par LRAR

Si le dialogue n'aboutit pas, adressez une mise en demeure de payer par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). Ce courrier rappelle les sommes dues, fixe un délai pour régulariser et constitue une preuve écrite de votre démarche. C'est une étape charnière avant les actes délivrés par un commissaire de justice.

3. La caution (le garant)

Si le contrat de bail est assorti d'un acte de cautionnement, la caution s'engage à payer en cas de défaillance du locataire. Informez-la de l'impayé et appelez la garantie selon les modalités prévues par l'acte. L'étendue de l'engagement (durée, montant) dépend des termes exacts de l'acte de caution.

4. L'assurance loyers impayés (GLI)

Si vous avez souscrit une garantie loyers impayés (GLI), elle peut prendre en charge les loyers non réglés et, parfois, les frais de procédure, dans les conditions et limites du contrat. Déclarez le sinistre dans les délais prévus et respectez les diligences demandées par l'assureur. Chaque contrat fixe ses propres conditions : reportez-vous à vos conditions particulières.

5. Le commandement de payer et la clause résolutoire

En l'absence de régularisation, vous pouvez faire délivrer par un commissaire de justice (ex-huissier) un commandement de payer. S'il vise la clause résolutoire inscrite au bail, et que le locataire ne paie pas dans le délai légal, la voie est ouverte pour faire constater la résiliation du bail. Les délais et formalités précis relèvent de la réglementation en vigueur.

6. La procédure devant le juge

Si la dette n'est toujours pas réglée, le bailleur peut saisir le juge compétent pour faire constater la résiliation du bail et obtenir un titre exécutoire permettant le recouvrement des sommes dues. Cette phase est encadrée par des règles de procédure strictes : faites-vous accompagner par un commissaire de justice ou un professionnel du droit. Brik vous aide à documenter le dossier (historique des paiements, avis d'échéance, quittances) mais ne se substitue pas à ces professionnels.

Impayés : le déroulé opérationnel jour par jour

J+3 à J+30 : la fenêtre amiable, décisive

J+3 après l'échéance : premier contact léger (message via l'espace locataire ou téléphone) — la moitié des retards sont des oublis ou des décalages de virement qui se règlent là. J+10 : relance écrite formelle rappelant montant et délai. J+20 : mise en demeure recommandée, mention des suites (commandement, caution, garanties). En parallèle : information de la caution dès le premier impayé, orientation du locataire de bonne foi vers les aides (FSL, Action Logement, APL — un impayé de deux mois déclenche le signalement CAF obligatoire pour les allocataires en tiers payant).

Tout se consigne : dates, canaux, réponses. Cette chronologie conditionne la GLI (relances contractuelles), la caution (notifications) et la suite judiciaire.

J+30 à J+90 : formaliser sans attendre

Deuxième échéance impayée : commandement de payer par commissaire de justice (100-200 €, récupérables sur le locataire), qui ouvre le délai légal de six semaines et déclenche le signalement CCAPEX. La caution reçoit sa notification dans les deux mois — à défaut, elle échappe aux pénalités. Si une GLI couvre le bail : déclaration du sinistre au calendrier du contrat, l'assureur prenant la main sur le recouvrement.

Un plan d'apurement écrit reste possible — et souhaitable — à ce stade : loyer courant intégral + fraction de la dette, signé, avec clause de déchéance en cas de non-respect. Le juge y verra la bonne foi du bailleur ; un plan respecté vaut mieux qu'un jugement dans dix-huit mois.

Au-delà : l'assignation et l'exécution, sans faux pas

Six semaines infructueuses : assignation devant le juge des contentieux de la protection (avocat recommandé, non obligatoire) pour constat de la clause résolutoire, expulsion et condamnation au paiement. Comptez plusieurs mois jusqu'au jugement, deux mois de commandement de quitter les lieux, la demande de concours de la force publique, et la trêve hivernale qui suspend l'exécution du 1er novembre au 31 mars. Le refus de concours au-delà de deux mois ouvre droit à indemnisation par l'État — réclamez-la.

Interdits absolus, pénalement sanctionnés : changer les serrures, couper les fluides, vider le logement, harceler. La voie de fait ruine la procédure et inverse les responsabilités. Le recouvrement de la dette, lui, continue après l'expulsion (titre exécutoire valable dix ans, saisies par commissaire de justice).

Impayé de loyer : questions fréquentes

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