DSP2 (Directive sur les Services de Paiement)
Réglementation européenne qui encadre l'accès sécurisé aux comptes bancaires par des prestataires agréés, avec l'accord de l'utilisateur. Elle permet la synchronisation bancaire en lecture seule : un logiciel comme Brik détecte les loyers encaissés sans pouvoir initier de paiement.
Brik automatise la gestion locative liée à cette notion : quittances, encaissement, révision des loyers, charges et pré-comptabilité.
La directive qui a ouvert les données bancaires
La deuxième directive européenne sur les services de paiement (DSP2), applicable depuis 2018, a créé un cadre légal pour l'« open banking » : les banques doivent permettre à des prestataires agréés d'accéder, avec le consentement explicite du client, aux données de ses comptes de paiement. Deux nouveaux métiers régulés en sont nés : l'information sur les comptes (AISP — lecture des transactions) et l'initiation de paiement (PISP).
Ces prestataires sont agréés et supervisés (en France par l'ACPR, adossée à la Banque de France) et l'accès technique passe par des interfaces dédiées (API) avec authentification forte du client (SCA) : la connexion se valide auprès de votre banque, typiquement tous les 90 à 180 jours, et vos identifiants bancaires ne sont jamais stockés par l'application qui consomme les données.
Ce que la DSP2 change pour un bailleur
Appliquée à la gestion locative, la DSP2 permet de brancher votre compte bancaire en lecture seule sur votre logiciel : chaque virement entrant est lu automatiquement, rapproché du bail correspondant (montant, date, référence de paiement), et le loyer est marqué payé sans aucune intervention. Quittance générée, retard détecté, relance déclenchée — la chaîne complète repose sur la donnée bancaire réelle, pas sur du déclaratif.
C'est le fondement du suivi des paiements dans Brik : la synchronisation bancaire couvre les banques françaises, en lecture seule — Brik voit les transactions pour reconnaître les loyers mais ne peut ni initier un paiement ni déplacer un euro. La même donnée alimente la pré-comptabilité : chaque mouvement est affecté à son bien, son bail et sa catégorie de charge ou de recette.
Sécurité : ce que « lecture seule » veut dire exactement
Une connexion AISP de lecture ne permet aucune opération : pas de virement, pas de prélèvement, pas de modification. Vos identifiants sont saisis sur l'interface de votre banque (jamais sur celle du logiciel), le consentement est explicite, daté, et révocable à tout moment — depuis l'application ou depuis votre banque.
Le cadre DSP2 impose aussi la traçabilité des accès et la limitation des données au strict nécessaire, sous le contrôle conjoint de l'ACPR et du RGPD. En pratique, ce canal régulé est plus sûr que les exports manuels de relevés qui transitent par e-mail — et infiniment plus fiable qu'un pointage humain.
Et après ? DSP3 et la suite de l'open banking
La Commission européenne a engagé la révision du cadre : le paquet DSP3/RSP (règlement sur les services de paiement) et le règlement FiDA sur l'accès aux données financières visent à fiabiliser les API bancaires, renforcer la lutte contre la fraude et étendre le partage de données au-delà des seuls comptes de paiement (épargne, crédits). Les textes, en cours de finalisation à l'échelle européenne, s'appliqueront progressivement d'ici la fin de la décennie.
Pour l'utilisateur final, la direction est claire : des connexions plus stables, des consentements mieux standardisés et un périmètre de données élargi. Les usages construits sur la DSP2 — dont le suivi automatique des loyers — en sortiront renforcés, sans changement de principe : consentement explicite, prestataires agréés, lecture seule par défaut.