Rapprochement bancaire
Opération consistant à faire correspondre les écritures attendues (loyers, charges) avec les mouvements réellement constatés sur le compte bancaire. Automatisé via la synchronisation bancaire DSP2, il permet de détecter les loyers encaissés et les retards sans pointage manuel.
Brik automatise la gestion locative liée à cette notion : quittances, encaissement, révision des loyers, charges et pré-comptabilité.
Faire coïncider l'attendu et le réel
Le rapprochement bancaire consiste à confronter ce qui devrait se passer (les loyers attendus à leurs échéances, les charges prévues) avec ce qui s'est réellement passé sur le compte (les virements reçus, les prélèvements sortis). Chaque écart est une information : loyer en retard, montant partiel, charge inattendue, double prélèvement.
En gestion locative traditionnelle, ce travail se faisait en pointant les relevés chaque début de mois — chronophage et faillible dès quelques lots. L'automatisation par la synchronisation bancaire a inversé la charge : les transactions arrivent seules, l'algorithme rapproche, et l'humain ne traite que les exceptions signalées.
Comment fonctionne le rapprochement automatique des loyers
Trois clés de correspondance : le montant attendu du bail (loyer + charges), la fenêtre de dates autour de l'échéance, et le libellé du virement — idéalement la référence de paiement du contrat, que le locataire indique dans son virement récurrent. Quand les trois concordent, le paiement est attribué au bail, le loyer marqué payé, la quittance générée.
Les cas particuliers sont gérés comme des exceptions à arbitrer : virement sans référence (attribution manuelle en un clic parmi les suggestions), paiement partiel (solde suivi), trop-perçu (à affecter ou rembourser), paiement groupé de plusieurs mois. L'important est qu'aucune transaction ne disparaisse : tout ce qui entre sur le compte existe dans le suivi, rapproché ou en attente.
Au-delà des loyers : le rapprochement comme socle comptable
Le même mécanisme structure la pré-comptabilité : chaque sortie (appel de fonds du syndic, taxe foncière, prime d'assurance, mensualité de crédit, facture d'artisan) est reconnue et affectée à son bien et sa catégorie. Le compte bancaire devient la source de vérité unique — exhaustive par construction — de la comptabilité du patrimoine.
C'est exactement l'architecture de Brik : synchronisation DSP2 en lecture seule, rapprochement automatique des loyers avec quittance et relances, affectation des dépenses par bien, et le tout qui se déverse dans la pré-comptabilité et l'export comptable. Le pointage de relevés appartient au passé ; votre rôle se limite aux exceptions.
Ce que le rapprochement automatisé fait gagner, en chiffres
Pour un bailleur de cinq lots, le pointage mensuel des relevés représente une à deux heures par mois, soit une vingtaine d'heures par an — sans compter les erreurs : un virement au libellé obscur mal attribué, c'est une relance injustifiée envoyée à un locataire à jour, ou un impayé réel détecté avec six semaines de retard. Or chaque semaine perdue sur un impayé réduit statistiquement les chances de recouvrement amiable.
L'automatisation inverse aussi la qualité de l'information : le taux d'encaissement, le délai moyen de paiement par locataire et les retards récurrents deviennent des indicateurs lisibles en continu, au lieu d'être reconstitués après coup. Ces signaux faibles — un locataire qui glisse de 3 à 10 jours de retard sur trois mois — sont précisément ceux qui permettent d'agir avant que la dette ne s'installe.