FEC (Fichier des Écritures Comptables)
Fichier normalisé regroupant l'ensemble des écritures comptables d'une entité, exigible par l'administration fiscale en cas de contrôle. Un export FEC propre facilite le travail de l'expert-comptable et la transmission des données entre logiciel de gestion et comptabilité.
Brik automatise la gestion locative liée à cette notion : quittances, encaissement, révision des loyers, charges et pré-comptabilité.
Le fichier que l'administration fiscale peut exiger
Le Fichier des Écritures Comptables est un export normalisé de la comptabilité, défini par l'article A.47 A-1 du Livre des procédures fiscales : 18 colonnes obligatoires (journal, numéro et date d'écriture, compte, libellé, débit, crédit, lettrage, dates de validation…), un fichier par exercice, dans un format textuel précis jusque dans le séparateur et l'encodage.
Toute entreprise qui tient une comptabilité informatisée doit pouvoir le remettre au vérificateur dès le début d'un contrôle fiscal — sociétés à l'IS (dont SCI ayant opté), loueurs en meublé au réel, entreprises individuelles. Le défaut de présentation ou un fichier non conforme est sanctionné par une amende de 5 000 € par exercice (ou une majoration de 10 % des rehaussements si elle est supérieure), et peut conduire à un rejet de comptabilité.
Qui est concerné dans l'immobilier locatif ?
Sont concernés dès qu'une comptabilité informatisée existe : les SCI à l'IS, les SARL/SAS immobilières, les LMNP et LMP au régime réel (leur liasse repose sur une comptabilité commerciale), et bien sûr les professionnels de la gestion. Ne sont pas concernés : les bailleurs au micro-foncier ou micro-BIC (pas de comptabilité d'engagement) et les SCI à l'IR sans comptabilité informatisée obligatoire — même si tenir des comptes propres reste indispensable.
Le FEC ne se fabrique pas a posteriori : il reflète des écritures numérotées chronologiquement et validées. C'est toute la différence entre « refaire ses comptes en avril » et disposer d'une chaîne propre : encaissements et dépenses captés par la banque, affectés aux bons comptes au fil de l'eau, puis transformés en écritures irréprochables.
De la pré-comptabilité au FEC : la chaîne Brik
Brik génère un export comptable au format FEC à partir de la pré-comptabilité : chaque transaction bancaire synchronisée est affectée à son bien, son bail et sa catégorie (loyer, charge, travaux, taxe…), puis exportée en écritures prêtes pour l'expert-comptable — qui les intègre, les complète (amortissements, cut-off) et produit la liasse.
Bénéfices concrets : plus de ressaisie (donc moins d'honoraires et zéro erreur de saisie), un historique continu et lettrable, et la sérénité du contrôle : le fichier existe, conforme, à tout moment. Pour une SCI à l'IS ou un LMNP au réel multi-lots, c'est la différence entre une obligation subie et un sous-produit automatique de la gestion quotidienne.
Être prêt pour un contrôle : la check-list en cinq points
Un, générer le FEC de chaque exercice clos et le conserver avec la liasse. Deux, le passer au contrôle de conformité (l'outil « Test Compta Demat » de la DGFiP vérifie structure et cohérence). Trois, vérifier l'équilibre débit/crédit et la continuité des numérotations. Quatre, s'assurer que chaque écriture pointe vers un justificatif retrouvable — la facture ou la transaction bancaire d'origine. Cinq, archiver le tout six ans minimum, durée de conservation des documents comptables.
Ce rituel prend une heure par an quand la chaîne est automatisée, plusieurs jours quand il faut reconstruire. En cas de vérification, remettre un FEC propre dès la première intervention du vérificateur installe d'emblée un climat de conformité — l'inverse d'un contrôle qui démarre par une amende de 5 000 €.