État des lieux
Constat contradictoire de l'état du logement établi à l'entrée et à la sortie du locataire. La comparaison entre les deux états des lieux sert à déterminer les éventuelles réparations imputables au locataire et la restitution du dépôt de garantie.
Brik automatise la gestion locative liée à cette notion : quittances, encaissement, révision des loyers, charges et pré-comptabilité.
Un document décisif à l'entrée comme à la sortie
L'état des lieux décrit pièce par pièce l'état du logement et de ses équipements. Établi contradictoirement à la remise des clés (entrée) puis à leur restitution (sortie), il est annexé au bail. C'est la comparaison entrée/sortie qui détermine si des dégradations sont imputables au locataire — et donc si une retenue sur le dépôt de garantie est justifiée.
Sans état des lieux d'entrée, le locataire est présumé avoir reçu le logement en bon état de réparations locatives (article 1731 du Code civil)… mais cette présomption se retourne contre le bailleur qui a fait obstacle à l'établissement du document. En pratique, l'absence d'EDL d'entrée prive presque toujours le bailleur de tout recours sur l'état du bien.
Forme et contenu réglementés
Depuis le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016, l'état des lieux doit suivre un contenu minimal : relevés des compteurs, détail des clés, description précise par pièce (sols, murs, plafonds, équipements) avec la possibilité de compléter par des photos. Entrée et sortie doivent être établis selon une forme comparable, idéalement sur un document unique à deux colonnes.
Le locataire dispose de dix jours après l'état des lieux d'entrée pour demander à le compléter (et jusqu'au premier mois de chauffe pour les éléments de chauffage). L'EDL amiable est gratuit : aucun frais ne peut être facturé au locataire pour un état des lieux établi directement entre les parties — seule la moitié des honoraires plafonnés (3 €/m² maximum) peut lui être demandée si un professionnel mandaté l'établit à l'entrée.
En cas de désaccord ou d'absence d'une partie
Si une partie refuse d'établir ou de signer l'état des lieux, l'autre peut faire appel à un commissaire de justice (ex-huissier) : il convoque les parties au moins sept jours à l'avance et son constat s'impose ; les frais, tarifés, sont alors partagés par moitié entre bailleur et locataire.
À la sortie, comparez rubrique par rubrique et distinguez dégradation (imputable) et vétusté (usure normale, non imputable). Un état des lieux numérique avec photos horodatées, signé électroniquement sur place, réduit drastiquement les litiges : c'est ce que propose Brik, avec la comparaison automatique entrée/sortie et l'archivage des documents dans le dossier du bail.
La check-list pièce par pièce qui évite 90 % des litiges
Dans chaque pièce, dans l'ordre : sols (nature, état, taches, rayures), murs et plinthes (trous, traces, peinture), plafond (fissures, auréoles), menuiseries et vitrages (fonctionnement, joints), électricité (interrupteurs, prises — testez-les), chauffage (allumez-le, même en été). En cuisine et salle d'eau : robinetterie, joints silicone, évacuations (faites couler), électroménager listé avec marque et état de fonctionnement.
Complétez par les relevés de compteurs (photo à l'appui), le nombre de clés, badges et télécommandes remis, et l'état des annexes (cave, parking, boîte aux lettres). Chaque défaut se décrit factuellement (« rayure de 20 cm sur parquet, chambre, devant la fenêtre ») et se photographie. Vingt minutes de rigueur à l'entrée économisent des mois de contestation à la sortie.